Catégorie : Philosophie

Fascisme brun et fascisme religieux : deux tyrannies qui se ressemblent

Je vous l’annonçais dès lundi : Pia et Carola, les deux femmes capitaines de navires de sauvetage, sont menacées de mort par des néonazis(1). Ruben Neugebauer, porte-parole de Sea-Watch vient de le confirmer hier. Carola doit désormais se cacher, comme sous le coup d’une fatwa. FASCISME BRUN ET FASCISME RELIGIEUX : DEUX TYRANNIES QUI SE RESSEMBLENT À longueur d’années, l’extrême-droite nous bassine avec la menace djihadiste, son projet totalitaire et ses fatwas épouvantables. Elle fait l’amalgame entre l’islam le plus ordinaire et l’intégrisme le plus sanguinaire et prétend lutter «pour la sauvegarde de nos libertés ». Mais, en réalité, nous...

Faire ce qui est juste

Ce n’est pas le monde qui est horrible, mais la société. Un certain type de société qui nous afflige, frappe des milliards d’humains et détruit tout ce qui vit sur la planète. FAIRE CE QUI EST JUSTE Si nous étions plus nombreux à faire ce qui est juste sans nous soucier de ce qui est légal ou pas, nous aurions tôt fait de changer la société, congédier le pouvoir, abattre les murs et mettre en commun nos désirs pour bâtir une autre façon de vivre ensemble. Carola Rackete fait partie de ces personnes qui ont choisi de ne pas attendre,...

Misère du spectacle, spectacle de la misère

Dans cette société grotesque où le spectacle remplace les rapports sociaux et où les conditions de vie se précarisent, quoi de plus normal qu’on nous propose un vulgaire bout de plastique pour cacher la misère de nos dents. MISÈRE DU SPECTACLE, SPECTACLE DE LA MISÈRE Petits boulots, précarité, stress, malbouffe, fatigue, pollution, multiplication des cancers, creusement des inégalités, système de santé qui s’effondre, soins dentaires de plus en plus mal remboursés : le capitalisme démolit nos corps, puis continue à nous humilier avec des solutions minables. Misère du spectacle qui encourage à donner l’apparence que tout va bien quand tout...

Couleur des idées, couleur de la peau : j’ai choisi d’être une cible, d’autres pas

Quelques nouvelles et réflexions, alors que la tension recommence à monter en Grèce. COULEUR DES IDÉES, COULEUR DE LA PEAU : J’AI CHOISI D’ÊTRE UNE CIBLE, D’AUTRES PAS Dix jours après mon agression par des néo-nazis au Pirée, je suis debout et presque remis, bien que boiteux et le dos douloureux. Mais je relativise : d’autres sont au cimetière. Ce soir, je pense bien sûr à Pavlos Fyssas dont le procès des assassins entre enfin dans sa dernière phase, six ans après le crime de Keratsini, à l’ouest du Pirée. Je pense également à Clément Méric et à d’autres antifascistes...

Solidaires dans la lutte pour l’émancipation des enfants

Il y a une autre forme de lutte, moins visible, mais tout aussi importante dans la vie de Yannis : la lutte pour l’émancipation des enfants, « premiers dominés de la société autoritaire ». Nous venons de recevoir trois communiqués de soutien qui l’ont beaucoup touché, cette fois de la part de ses collègues de travail dans la recherche pédagogique anti-autoritaire et dans la philosophie avec les enfants (à l’école et hors de l’école, en particulier dans les médiathèques). Pour celles et ceux qui ne connaissent pas son travail dans ce domaine, j’ajoute quelques liens en dessous et un petit bouquet de...

Prenons confiance en nous

Les gouvernements successifs et le Medef nous répètent sans cesse que la sécurité sociale coûte trop cher, que l’affaire devient compliquée et qu’il faut remettre en question son fonctionnement. Ah bon ? Pas de problème ! Gérons la sécu nous-mêmes. Allez hop ! Problème suivant ? PRENONS CONFIANCE EN NOUS La sécu n’est qu’un exemple. Nous sommes la solution à tous les problèmes que soulève le pouvoir pour distiller la peur, justifier ses décisions et paraitre indispensable. Nous n’avons rien à craindre, car nous sommes capables de tout. Nous n’avons aucune raison d’hésiter, car la vie est à notre portée...

Sortir de la servitude

[Παρακάτω στα Ελληνικά] « La destruction de la société totalitaire marchande n’est pas une affaire d’opinion. Elle est une nécessité absolue dans un monde que l’on sait condamné. Puisque le pouvoir est partout, c’est partout et tout le temps qu’il faut le combattre. » Jean-François BRIENT, De la servitude moderne, 2009 Film De la servitude moderne (durée 52 minutes) « Η καταστροφή της εμπορικής ολοκληρωτικής κοινωνίας δεν είναι θέμα επιλογής. Είναι μια απόλυτη ανάγκη σ’αυτόν τον καταδικασμένο κόσμο. Δεδομένου ότι δεν υπάρχουν σύνορα στην εξουσία, η τελευταία πρέπει να αντιμετωπίζεται παντού και πάντα. » Jean-François BRIENT, Σε σύγχρονη δουλεία, 2009...

Non, je ne voterai pas demain

On me demande si je vais voter ou pas, et le cas échéant pour qui. Cela n’a pas grand intérêt. Faites comme bon vous semble. Mais puisque quelques ami.es insistent pour savoir, je vais tout de même répondre. NON, JE NE VOTERAI PAS DEMAIN La raison principale est simple et je ne m’en suis jamais caché : je suis anarchiste. Je suis contre ce système politique et économique nauséabond. Je n’en peux plus de la démocratie représentative et du capitalisme qui nous rabaissent et nous écrasent. Je considère les élections comme un piège, pour la bonne et simple raison que...

Vous voulez la paix ?

Contre le pacifisme hipster, esthétique et apolitique. VOUS VOULEZ LA PAIX ? SUPPRIMEZ LE POUVOIR Aussi magnanime que puisse paraitre son dépositaire, l’exercice du pouvoir n’est pas un acte de paix, mais un acte de guerre. D’abord, parce qu’il génère tous les abus en se prévalant de l’intérêt général. Ensuite, parce qu’il sème la discorde en se prévalant de la concorde. Enfin, parce qu’il est fondé sur l’illusion, la division et la domination. Tous les rapports de domination sont des formes de guerres : politique autoritaire, économie capitaliste, habitudes patriarcales, comportements racistes, oppression des mineurs, barbarie spéciste, abrutissement consumériste, crédulité...

Enfants, désertez !

Dans notre société stressante et autoritaire, parmi les innombrables dominés, on oublie trop souvent ceux qui se trouvent tout en bas de la hiérarchie sociale : les enfants. ENFANTS, DÉSERTEZ ! Des enfants qu’on rabaisse en parlant de « bas-âge » et « d’âge bête », auxquels on demande très peu leur avis, auxquels on répond souvent « pas le temps » ou « on en parlera plus tard » quand ils font part de leurs interrogations, auxquels on ne donne que rarement accès à la philosophie qui pourtant les passionne, comme si un enfant n’était pas capable de raisonner par lui-même et pour lui-même. Des enfants épuisés...