Auteur : Yannis Youlountas

Bilan du convoi solidaire en Grèce de mars-avril 2017 : plus de 100 000 euros apportés !

Avec les camarades du dernier convoi, durant nos retrouvailles récemment, nous avons tenté une petite évaluation chiffrée du total transporté (uniquement pour le convoi solidaire de mars-avril, avec 26 fourgons et 62 convoyeurs). Voici ce bilan : 2 tonnes de lait infantile en poudre —> valeur 19 000 € 18 000 couches —> 4 000 € Soin et nourriture bébé —> 9 000 € Produits ménagers et d’hygiène —-> 5 000 € Fournitures et matériels médicaux —> 25 000 € Alimentation —> 12 000 € Electroménager —> 4 000 € Jouets et livres —> 3 000 € Fournitures scolaires —>...

Convois solidaires : quelques mots sur la répartition de l’argent

Suite à mon article sur la dernière action coup de poing du groupe Rouvikonas à la mairie de Zografou, l’un d’entre vous m’a interrogé sur l’ampleur de notre soutien financier à ce groupe et sur le mode de ventilation de nos moyens. QUELQUES MOTS SUR LA RÉPARTITION DE L’ARGENT D’habitude, nous ne rentrons pas publiquement dans les détails chiffrés, et ce, à la demande des collectifs sur place, en lutte contre le pouvoir qui les surveillent et les répriment. Mais bon, je vais tout de même répondre quatre choses qui nous semblent importantes, à savoir : 1- La répartition des...

Pourquoi le groupe anarchiste Rouvikonas (Rubicon) vient d’attaquer la mairie de Zografou

Ce matin, encore une action coup de poing d’un groupe révolutionnaire dans Athènes (presque tous les jours en ce moment). POURQUOI LE GROUPE ANARCHISTE ROUVIKONAS (RUBICON) VIENT D’ATTAQUER LA MAIRIE DE ZOGRAFOU Le durcissement du capitalisme qui s’abat en Grèce est aussi un durcissement du hiérarchisme, sous toutes ses formes. Profitant du chômage de masse, des conditions de vie misérables et de la casse du droit du travail, les patrons privés et publics ne cessent d’inquiéter, de mal payer et d’épuiser les salariés et les travailleurs précaires. Un peu partout en Grèce, les conditions de travail deviennent insupportables, le stress...

Prochains convois solidaires en Grèce

En pleine vague de répression des camarades et des squats de réfugiés/migrants… PROCHAINS CONVOIS SOLIDAIRES EN GRÈCE : 25 AOÛT 2017 / 11 NOVEMBRE 2017 / 25 AVRIL 2018 Voici la nouvelle liste des besoins pour les prochains départs (d’autres éléments, moins urgents, seront ajoutés à partir de septembre). Le convoi de fin août étant modeste (3 véhicules), nous ne lancerons une liste de points collecte par département qu’en septembre, avant le grand convoi de novembre (dont l’ampleur et l’enjeu seront très important). Si vous souhaitez être mentionné parmi les nombreux points collectes, avec votre collectif de lutte/association/syndicat, envoyez-nous vos...

L’ambassadeur à Athènes : un allemand comme les autres ?

Polémique à Athènes autour d’une cérémonie en hommage des victimes civiles du nazisme*. Le résistant Glézos a sauvé la face de l’ambassadeur allemand alors qu’il était chahuté par Zoé Konstantopoulou (et a humilié celle-ci). Du pain béni pour les médias, en Grèce comme en Allemagne. Glézos s’est ensuite justifié par cette phrase très commentée : « un fils n’est pas responsable des crimes de son père ». FALLAIT-IL SAUVER LA FACE DE L’AMBASSADEUR ALLEMAND ? Sur ce coup là, je ne suis évidemment pas d’accord avec Glézos et en particulier sa petite phrase. En effet, l’ambassadeur d’Allemagne en Grèce n’est pas n’importe...

Un bébé illégalement détenu par la préfecture du Tarn

Reçu à l’instant du cercle de silence de Castres : « UN BÉBÉ ILLÉGALEMENT DÉTENU PAR LA PRÉFECTURE DU TARN Depuis le 31 mai, un enfant de 20 mois se trouve retenu au centre de rétention administrative (CRA) de Cornebarrieu (Haute-Garonne) avec ses parents, suite à une expulsion décidée par la préfecture du Tarn. Maintes fois condamnée par les tribunaux administratifs de Toulouse et Bordeaux pour ses manquements au droit, la préfecture du Tarn atteint des sommets dans la brutalité et ne connaît plus de limites. Par exemple, outre l’enfermement de ce bébé, elle menace d’expulsion un jeune lycéen atteint de...

Facebook, je m’inquiète pour toi

Cher Facebook, Je m’inquiète pour toi. Ce dimanche matin, alors que je me réveillais doucement et que je m’apprêtais à butiner les dernières nouvelles de mes ami-e-s tout en sirotant mon tsaï tou vouno (thé des montagnes crétoises), voilà que ton réseau social qui censure constamment la simple vue du corps humain vient de m’imposer la vision scabreuse de mutilations massives par des psychopathes en uniforme et lunettes noires, tortionnaires et assassins dont tu relaies puissamment la promotion. Voilà encore un signe de tes profondes contradictions qui — parlons-nous franchement — dans ce cas particulièrement abject, me semble un symptôme...

Lettre à Facebook

Cher Facebook, Tu le sais, on n’a jamais été copains. Pendant des années, je t’ai boycotté, jusqu’à ce que des proches arrivent à me convaincre (il y a deux ans) de l’utilité d’être présent dans ton agitation stérile pour essayer de faire connaître et propager nos idées en tous points opposées aux tiennes. Dès le début, notre rencontre a été houleuse : tu as suspendu mon compte à plusieurs reprises, comme beaucoup d’autres, allant jusqu’à exiger une copie de ma carte d’identité pour prouver que j’étais bien une personne réelle dans ton réseau pourtant chimérique : ton monde d’apparence où...

Terre de résistance

Il est 5h30 du matin au sud de la Crète et nous n’avons pas sommeil. Salut amical à vous tou-te-s. TERRE DE RÉSISTANCE J’aime les musiciens d’une passion fraternelle. Sans eux, mes films ne seraient rien et mes utopies dormiraient d’un sommeil lourd et triste. Sur l’île de mes ancêtres, j’ai la chance de connaître la plupart des grands musiciens crétois : Léonidas Lainakis, Lefteris et Spiros Panagiotakis, Dimitris Bakakis ou encore Antonis Martsanis. Ce soir, ou plutôt cette nuit, j’ai le plaisir de rendre un service à Antonis et ses camarades : leur faire quelques nouvelles photos (et vous...

Qui terrorise qui ?

Désintox (suite). QUI TERRORISE QUI ? En Grèce, les médias viennent encore de nous répéter toute la journée que nous devons tous avoir peur, suite à ce qui est arrivé hier à l’ancien premier ministre dans sa Mercedes blindée(1). Autrement dit, à défaut d’être terrorisé par des révolutionnaires qui ne visent que le pouvoir, on est tenté de l’être par des journalistes à la botte. Sauf qu’à bien écouter les passants, ici et là, ça ne marche pas ou très peu. Et pour cause : Papademos avait déjà du sang sur les bras avant d’en avoir sur l’abdomen. Y.Y. (1)...