Catégorie : Luttes internationales

Un entretien pas comme les autres

J’ai fait une exception à la règle en parlant pour la première fois à un média mainstream grec (mais pas n’importe lequel), et ce, à la demande de mes compagnons de luttes à Exarcheia. Pourquoi me direz-vous ? L’explication est dans l’article en question : un grand entretien paru hier dans Popaganda. N’hésitez pas à me dire sincèrement votre avis dans les commentaires. « YANNIS YOULOUNTAS : NOUS N’AVONS PLUS D’AUTRES CHOIX QUE L’UTOPIE OU LA DYSTOPIE Suite à l’attaque fasciste qu’il a subi il y a un mois au Pirée, l’écrivain, activiste, antifasciste et anarchiste Yannis Youlountas répond à...

Giorgos Kalaïtzidis (Rouvikonas) : « la seule façon de nous arrêter, c’est de nous tirer une balle dans la tête »

Le cofondateur du groupe Rouvikonas vient d’être libéré, en attente de son jugement lundi, et il ne mâche pas ses mots face à la répression qui se durcit en Grèce. GIORGOS KALAÏTZIDIS (ROUVIKONAS) : « LA SEULE FAÇON DE NOUS ARRÊTER, C’EST DE NOUS TIRER UNE BALLE DANS LA TÊTE » Voici l’intégralité de sa lettre, publiée à son retour chez lui : ★ « Je viens de sortir du tribunal d’Evelpidon. Mon procès a été reporté à lundi. Je suis accusé d’être à l’origine de l’attaque du siège du SEB [MEDEF grec], au motif d’un simple message que j’ai...

Les compagnonnes de Rouvikonas ont remis les pendules à l’heure

Hier soir, la section d’action féministe de Rouvikonas a envahi un centre esthétique dans le quartier bourgeois de Kolonaki, à 2 km au sud-est d’Exarcheia. LES COMPAGNONNES DE ROUVIKONAS ONT REMIS LES PENDULES À L’HEURE Dans ce centre esthétique, les employées étaient notoirement maltraitées, insultées et harcelées psychologiquement voire plus. Poussées à obéir au doigt et à l’œil, comme des machines, et à travailler beaucoup plus que prévu, les salariées n’étaient jamais rémunérées pour leurs heures supplémentaires. Les pauses n’étaient pas non plus respectées. Parfois, les employées étaient renvoyées chez elle, à l’improviste et sans rémunération, au prétexte d’éventuelles baisses...

Derrière les barreaux, simplement pour avoir dit non

Une pensée pour Giorgos qui, ce soir, à nouveau, dort dans une cellule au commissariat de police, uniquement pour avoir exprimé son désir de riposter aux menaces et attaques tous azimuts du nouveau gouvernement. DERRIÈRE DES BARREAUX, SIMPLEMENT POUR AVOIR DIT NON Soutien également aux deux autres membres de Rouvikonas arrêtés hier et relâchés aujourd’hui, suite à l’attaque du siège du Medef grec, dimanche au centre d’Athènes. Puissent toutes les victimes du capitalisme être encore plus solidaires, dans les temps à venir, avec celles et ceux qui osent le combattre. Nous n’arriverons à le vaincre qu’ensemble, en participant à la...

Exarcheia : no pasaran !

À l’ouest d’Exarcheia, une banderole noire et rouge barre la rue Notara : NO PASARAN Une fois de plus dans l’Histoire, la société autoritaire va essayer d’éliminer toute perspective de lui échapper, d’inventer autre chose, d’effleurer l’utopie de vivre libres et égaux. Une fois de plus, le vieux monde qui n’en finit pas de mourir va tenter d’entrainer dans sa chute l’un des berceaux d’un autre monde. Une fois de plus, ceux qui prétendent nous gouverner vont lancer l’assaut contre une zone rebelle à leur fonctionnement hiérarchique et bureaucratique. Une fois de plus, des solidaires arrivent, jour après jour, de...

Rouvikonas attaque le MEDEF grec et interpelle les touristes

À l’instant, en plusieurs points du centre d’Athènes : ROUVIKONAS ATTAQUE LE MEDEF GREC ET INTERPELLE LES TOURISTES Rouvikonas vient de mener plusieurs actions simultanément au centre d’Athènes : – Attaque du siège du SEB (le MEDEF grec), rue Xénophon près du parlement, qui exige « une nouvelle baisse du salaire minimum ». – Diffusion de centaines de tracts pour dénoncer la politique du nouveau gouvernement auprès des touristes, en différents points autour de l’Acropole (musée de l’Acropole et rue piétonne Dionysiou Areopagitou sur la pente sud), rappelant que « la crise n’est pas terminée en Grèce, ne croyez pas...

Exarcheia : menaces réciproques entre l’État et les anarchistes

Jeudi 18 juillet. La tension continue de monter en Grèce, avant l’attaque imminente de l’État contre le quartier rebelle et solidaire d’Athènes. EXARCHEIA DEVIENT L’ENJEU D’UNE VÉRITABLE GUERRE PSYCHOLOGIQUE ENTRE L’ÉTAT ET LES ANARCHISTES Première crainte du pouvoir et de ses médias : Rouvikonas vient d’annoncer des représailles immédiates en cas d’attaque du quartier par l’État. Deuxième crainte : des compagnons et camarades de toute l’Europe (pas que des anarchistes) continuent d’affluer et participent actuellement à la formation de patrouilles de protection des occupations d’Exarcheia. Voici quelques titres des médias grecs :         En réalité, la résistance...

Exarcheia se prépare

Mardi 16 juillet au crépuscule. Les va et vient se multiplient dans le quartier : réunions, déménagements de personnes et de matériel, protection de certaines choses et organisation de la résistance imminente à l’attaque annoncée par le nouveau gouvernement. EXARCHEIA SE PRÉPARE Durant la journée, nos listes d’échanges sécurisées ont chauffé pour modifier et harmoniser les horaires des réunions du soir. Par exemple, j’avais en même temps l’assemblée d’urgence de ADYE (structure autogérée de santé d’Exarcheia) et celle du squat de réfugié.es/migrant.es Notara 26, sans parler d’autres discussions préparatoires dont on ne peut pas parler ici. Heureusement, tout a été...

La rafle du Vel d’hiv n’était pas un accident

Le 16 juillet 1942, 7000 policiers et gendarmes français arrêtent 4115 enfants, 5919 femmes et 3118 hommes juifs. Regroupés au Vel d’Hiv, ils sont ensuite déportés à Auschwitz Birkenau. Moins d’une centaine en reviendront. Un accident ? Une faute exceptionnelle ? Vraiment ? POLICE POLITIQUE EST UN PLÉONASME Toute personne qui travaille ou collabore au maintien d’un ordre social inégalitaire et liberticide fait de la politique. Quiconque réprime des pauvres, évacue des squats, expulse des migrants, interpelle des enfants étrangers devant leur école, arrache leur couverture à des gens qui dorment dans la rue, piétine des jardins partagés, détruit des...