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« La seule façon de te sauver toi-même,
c'est de lutter pour sauver tous les autres. »

Nikos KAZANTZAKIS

Nombreuses manifestations contre la société autoritaire et l’État policier

  Samedi et dimanche, un peu partout en Grèce, un puissant mouvement de protestation est descendu dans la rue. . Anarchistes, révolutionnaires, gauchistes de tous les courants, babs, écolos, militants multicartes, mais aussi personnes peu politisées qui en ont simplement marre, dont certaines ont évoqué le mouvement des Gilets Jaunes en France : les rues grecques ont vu défiler pas mal de monde, hier et samedi. Par contre, il y a eu moins d’occupations de places que prévu, mais ce n’est qu’un début. Pour le moment, le mouvement grandit, dans beaucoup de quartiers d’Athènes et dans d’autres villes de Grèce...

De l’air !

Le vent se lève… Aujourd’hui en Grèce, c’est le jour des cerf-volants, une tradition très populaire. L’occasion de prendre l’air, à tous les sens du terme. En plus, ce lundi, il y a du vent presque partout. Oui, mais le confinement continue depuis novembre sans interruption ! Les sorties doivent être justifiées et les attestations remplies et signées. Aucun écart n’est admis. La population étouffe, la police fait du zèle et les amendes pleuvent. 300 euros l’amende de base, au lieu de 135 en France, alors que le revenu moyen en Grèce est inférieur de moitié. Alors, comme toujours en...

Koufontinas arrête sa grève de la faim !

Hier, un bulletin de santé alarmant annonçait une étape irréversible au niveau des dommages cérébraux, en attendant la mort. Aujourd’hui, de nombreuses personnes, partout en Grèce, l’exhortaient à stopper son bras de fer in extremis. KOUFONTINAS ARRÊTE SA GRÈVE DE LA FAIM ! Après 66 jours de grève de la faim, à peine conscient et sous la pression de ses proches — famille, médecins personnels et compagnons de lutte — Dimitris Koufontinas a finalement accepté sa réalimentation progressive. Son état est tellement grave qu’il peut encore mourir dans les prochains jours, malgré l’arrêt de sa grève de la faim. Il...

Les quartiers d’Athènes se soulèvent !

Vendredi 12 mars 2021. Dimitris Koufontinas est encore vivant. Dix ans après le mouvement des places, la Grèce commence à redescendre dans la rue pour une autre société. Tout d’abord, regardez ce visuel qui tourne beaucoup en ce moment sur Internet en Grèce : le personnage du centre représente le fameux quartier d’Exarcheia qui, autrefois, était l’épicentre de la révolte à Athènes. Depuis, l’arrivée de Mitsotakis au pouvoir, le vieux quartier anarchiste a été frappé de plein fouet à de nombreuses reprises et s’est un peu affaibli. Oui mais, comme le montre la croissance fulgurante des autres quartiers tout autour,...

La révolte et la répression s’étendent à Thessalonique (video)

Jeudi 11 mars 2021. Dimitris Koufontinas est encore vivant. La tension continue de monter en Grèce. . « La junte est de retour ! » Voilà ce que crient beaucoup d’étudiants et de manifestants. En effet, la répression s’étend partout, jour et nuit. N’importe qui se fait arrêter pour n’importe quoi : une banderole, un slogan, une exclamation… La police est extrêmement violente et se permet tout ce qu’elle veut, avec le blanc-seing du premier ministre Mitsotakis, de plus en plus autoritaire, entouré de ses ministres transfuges de l’extrême-droite. Au début cette vidéo, les flics se jettent même sur un journaliste en...

Un parfum de 17 novembre 1973 sur la Grèce

Mercredi 10 mars 2021. Dimitris Koufontinas est encore vivant. La tension ne retombe pas à Athènes. Ce soir, un autre policier voltigeur vient d’être attaqué, cette fois à Patras. Le gouvernement Mitsotakis est dans l’impasse. . Ce jour-là, il y a bientôt un demi siècle, la foule avait dit stop à la junte des colonels et à ses violences, ses tortures, ses assassinats. Rassemblée durant plusieurs jours autour de l’École polytechnique d’Athènes, dans le quartier d’Exarcheia, elle fut finalement écrasée dans un bain de sang, sous une répression toujours plus violente. Mais le régime allait finir par tomber. . Un...

Émeutes à Athènes, le Conseil d’État rejette à son tour la demande de Koufontinas, Rouvikonas dans le collimateur du pouvoir

Mardi 9 mars 2021. Dimitris Koufontinas est encore vivant. Les révoltes se multiplient contre l’arrogance du pouvoir et la répression féroce. Les blessés sont nombreux, dont un policier gravement. . Alors que les médecins s’inquiètent de l’épuisement du gréviste de la faim (depuis 61 jours), le Conseil d’État a rejeté aujourd’hui l’examen de son transfert à la prison de haute-sécurité de Domokos (demande d’ordonnance temporaire pour geler la décision). Il s’avère de plus en plus que cette décision était bien purement politique, prise en haut-lieu, et rien d’autre. Le gouvernement s’acharne sur le prisonnier pour le pousser à bout, privé...

Nouveau refus du tribunal et multiplication des attaques nocturnes contre le parti au pouvoir

8 mars 2021. Dimitris Koufontinas est encore vivant. Bien que très fragile, sa santé s’est un peu stabilisée, pour l’instant, grâce à l’effet du sérum depuis trois jours. Mais le risque de mort subite reste très élevé. Il y a quelques minutes, le Conseil judiciaire de Lamia a rejeté la demande d’annulation de son transfert à la prison de haute sécurité de Domokos. Les avocats de Dimitris Koufontinas se trouvent dans l’impasse face à l’influence du premier ministre sur les organes de décision sollicités, (les principaux interlocuteurs appartiennent souvent au parti de droite Nouvelle Démocratie) et du fait du refus...

Nombreuses ripostes, cette nuit encore dans Athènes

7 mars 2021. Dimitris Koufontinas est encore vivant. Ayant accepté le sérum vendredi, après avoir failli mourir, Dimitris Koufontinas est en sursis, mais le coma ou la mort subite le guettent. Toujours pas de réponse du Comité central des transferts (KEM) qui joue la montre avec cruauté, concernant sa demande de transfert à la prison de Korydallos à l’ouest d’Athènes. Cette nuit dans la capitale grecque, de nombreuses ripostes ont à nouveau été recensées, principalement contre des banques et des bâtiments de l’État. En particulier : à Cholargos, le bureau des impôts a été soufflé par une bombe incendiaire et,...

« Koufontinas nous montre le vrai visage du pouvoir»

6 mars 2021. Dimitris Koufontinas est encore vivant, après avoir frôlé la mort hier. Ses médecins personnels restent privés du droit de pénétrer dans l’hôpital gardé par la police. L’État joue la montre, fait durer la dernière décision attendue, tout en l’empêchant de mourir. Une torture mentale et physique que les manifestants ont dénoncée hier soir avant d’être violemment réprimés. Nouveaux rassemblements en ce moment, partout en Grèce, appuyés par des actions solidaires ailleurs dans le monde. Le fils de Dimitris vient d’être arrêté à l’instant… « KOUFONTINAS NOUS MONTRE LE VRAI VISAGE DU POUVOIR» Cette phrase a été prononcée par...