Catégorie : Grèce

Les quartiers d’Athènes se soulèvent !

Vendredi 12 mars 2021. Dimitris Koufontinas est encore vivant. Dix ans après le mouvement des places, la Grèce commence à redescendre dans la rue pour une autre société. Tout d’abord, regardez ce visuel qui tourne beaucoup en ce moment sur Internet en Grèce : le personnage du centre représente le fameux quartier d’Exarcheia qui, autrefois, était l’épicentre de la révolte à Athènes. Depuis, l’arrivée de Mitsotakis au pouvoir, le vieux quartier anarchiste a été frappé de plein fouet à de nombreuses reprises et s’est un peu affaibli. Oui mais, comme le montre la croissance fulgurante des autres quartiers tout autour,...

La révolte et la répression s’étendent à Thessalonique (video)

Jeudi 11 mars 2021. Dimitris Koufontinas est encore vivant. La tension continue de monter en Grèce. . « La junte est de retour ! » Voilà ce que crient beaucoup d’étudiants et de manifestants. En effet, la répression s’étend partout, jour et nuit. N’importe qui se fait arrêter pour n’importe quoi : une banderole, un slogan, une exclamation… La police est extrêmement violente et se permet tout ce qu’elle veut, avec le blanc-seing du premier ministre Mitsotakis, de plus en plus autoritaire, entouré de ses ministres transfuges de l’extrême-droite. Au début cette vidéo, les flics se jettent même sur un journaliste en...

Un parfum de 17 novembre 1973 sur la Grèce

Mercredi 10 mars 2021. Dimitris Koufontinas est encore vivant. La tension ne retombe pas à Athènes. Ce soir, un autre policier voltigeur vient d’être attaqué, cette fois à Patras. Le gouvernement Mitsotakis est dans l’impasse. . Ce jour-là, il y a bientôt un demi siècle, la foule avait dit stop à la junte des colonels et à ses violences, ses tortures, ses assassinats. Rassemblée durant plusieurs jours autour de l’École polytechnique d’Athènes, dans le quartier d’Exarcheia, elle fut finalement écrasée dans un bain de sang, sous une répression toujours plus violente. Mais le régime allait finir par tomber. . Un...

Émeutes à Athènes, le Conseil d’État rejette à son tour la demande de Koufontinas, Rouvikonas dans le collimateur du pouvoir

Mardi 9 mars 2021. Dimitris Koufontinas est encore vivant. Les révoltes se multiplient contre l’arrogance du pouvoir et la répression féroce. Les blessés sont nombreux, dont un policier gravement. . Alors que les médecins s’inquiètent de l’épuisement du gréviste de la faim (depuis 61 jours), le Conseil d’État a rejeté aujourd’hui l’examen de son transfert à la prison de haute-sécurité de Domokos (demande d’ordonnance temporaire pour geler la décision). Il s’avère de plus en plus que cette décision était bien purement politique, prise en haut-lieu, et rien d’autre. Le gouvernement s’acharne sur le prisonnier pour le pousser à bout, privé...

Nouveau refus du tribunal et multiplication des attaques nocturnes contre le parti au pouvoir

8 mars 2021. Dimitris Koufontinas est encore vivant. Bien que très fragile, sa santé s’est un peu stabilisée, pour l’instant, grâce à l’effet du sérum depuis trois jours. Mais le risque de mort subite reste très élevé. Il y a quelques minutes, le Conseil judiciaire de Lamia a rejeté la demande d’annulation de son transfert à la prison de haute sécurité de Domokos. Les avocats de Dimitris Koufontinas se trouvent dans l’impasse face à l’influence du premier ministre sur les organes de décision sollicités, (les principaux interlocuteurs appartiennent souvent au parti de droite Nouvelle Démocratie) et du fait du refus...

Nombreuses ripostes, cette nuit encore dans Athènes

7 mars 2021. Dimitris Koufontinas est encore vivant. Ayant accepté le sérum vendredi, après avoir failli mourir, Dimitris Koufontinas est en sursis, mais le coma ou la mort subite le guettent. Toujours pas de réponse du Comité central des transferts (KEM) qui joue la montre avec cruauté, concernant sa demande de transfert à la prison de Korydallos à l’ouest d’Athènes. Cette nuit dans la capitale grecque, de nombreuses ripostes ont à nouveau été recensées, principalement contre des banques et des bâtiments de l’État. En particulier : à Cholargos, le bureau des impôts a été soufflé par une bombe incendiaire et,...

« Koufontinas nous montre le vrai visage du pouvoir»

6 mars 2021. Dimitris Koufontinas est encore vivant, après avoir frôlé la mort hier. Ses médecins personnels restent privés du droit de pénétrer dans l’hôpital gardé par la police. L’État joue la montre, fait durer la dernière décision attendue, tout en l’empêchant de mourir. Une torture mentale et physique que les manifestants ont dénoncée hier soir avant d’être violemment réprimés. Nouveaux rassemblements en ce moment, partout en Grèce, appuyés par des actions solidaires ailleurs dans le monde. Le fils de Dimitris vient d’être arrêté à l’instant… « KOUFONTINAS NOUS MONTRE LE VRAI VISAGE DU POUVOIR» Cette phrase a été prononcée par...

Koufontinas réanimé contre sa volonté

Il y a une heure, atteint d’une insuffisance rénale aiguë, le gréviste de la faim et de la soif a failli mourir. KOUFONTINAS RÉANIMÉ CONTRE SA VOLONTÉ Depuis quelques jours, plusieurs ministres puis le procureur avaient prévenu, en haussant le ton : laisser mourir le prisonnier serait passible de poursuites. Il y a une heure, les médecins et infirmiers de l’hôpital de Lamia se sont donc pliés aux ordres : ils viennent de réanimer Dimitris Koufontinas alors qu’il était sur le point de mourir et qu’il avait clairement demandé à ce que personne n’intervienne. Depuis plusieurs mois, Dimitris Koufontinas subit...

Athènes s’enflamme !

  5 mars 2021. Dimitris Koufontinas est encore vivant, mais son état de santé s’est encore dégradé cette nuit. ATHÈNES S’ENFLAMME ! Cette nuit, plusieurs incendies se sont déclarés dans la capitale : ici des bureaux, là une banque, mais aussi des voitures de luxe, des distributeurs de billets, des poubelles… De même, la grande manifestation d’hier était sous le signe des flammes et de la lumière. La mobilisation est chaque jour plus nombreuse, malgré les restrictions menaçantes. Puis, la nuit, des petits groupes surgissent et disparaissent ici et là, dans la pénombre à l’écart des réverbères. Les « chats noirs »,...

Koufontinas : « je continue ! »

  Le prisonnier a appris par son fils que la demande de suspension de sa peine venait d’être rejetée. Il s’y attendait depuis le début. Il a décidé d’aller jusqu’au bout de sa grève de la faim et de la soif « pour la justice ». Mais de nouveaux obstacles viennent de surgir… C’est dans sa chambre d’hôpital à Lamia, sous haute surveillance policière, que Dimitris Koufontinas a eu confirmation de ce dont il était certain par avance : jamais l’État ne cessera de s’acharner sur lui. Contrairement aux pires fascistes tranquillement installés dans leur cellule VIP puis relâchés en...