En Grèce comme ailleurs, l’État ne veut pas laisser les autogestionnaires se passer de lui

La communauté de Prosfygika menacée au centre d’Athènes.
.
EN GRÈCE COMME AILLEURS, L’ÉTAT NE VEUT PAS LAISSER LES AUTOGESTIONNAIRES SE PASSER DE LUI
.
Ce gouvernement hybride droite-extrême-droite est vraiment ignoble : il ne veut rien entendre des mobilisations pour des causes justes. Cette fois-ci, le pouvoir refuse d’entendre les revendications du squat Prosfygika sous prétexte de grands travaux d’aménagement prévus unilatéralement par la Région Attique (bâti dans les années 30 pour accueillir des réfugiés grecs de l’Asie mineure, Prosfigyka est un ensemble de huit bâtiments situé sur l’avenue Alexandras, à deux kilomètres au nord-est d’Exarcheia).
.
Une communauté autogérée de 400 personnes précaires de multiples origines (dont beaucoup de Kurdes) est menacée d’être à la rue. Une communauté remarquablement organisée qui n’a jamais rien demandé à l’État. Pas un centime. Ces gens qui prétendent nous gouverner sont vraiment des voleurs de vies, des voleurs de monde.
.
Soutien renouvelé à Suzon et Aristotelis en grève de la faim, et au prochain rassemblement qui aura lieu à Monastiraki jeudi 28 mai à 19h. Si le pouvoir veut éviter le bazar dans sa zone touristique, alors que la saison commence, il a intérêt à céder.
.
Notre dernier convoi solidaire de mars-avril leur avait rendu visite pour voir l’évolution du projet, apporter un soutien politique et effectuer une livraison de nourriture et de matériel, mais nous essaierons de faire mieux la prochaine fois car, non, Prosfygika ne tombera pas.
.
Y.Y.