Six mois de prison avec sursis pour incitation à la révolte

 

SIX MOIS DE PRISON AVEC SURSIS POUR INCITATION À LA RÉVOLTE

La liberté d’expression a du plomb dans l’aile, en Grèce comme ailleurs. Pays laboratoire du durcissement du capitalisme en Europe, la Grèce n’autorise plus les militants politiques à dire ce qu’ils ont envie de faire : se rebeller, riposter, faire la révolution…

Pour quelques mots sur Facebook, Giorgos Kalaïtzidis  a tout d’abord été poursuivi pour incitation au terrorisme (loi 187A alinéa 6) et transféré violemment à la direction de la police antiterroriste avec un gilet pare-balles, entouré de policiers équipés d’armes automatiques*.

Finalement, l’État n’a pas osé utiliser cette nouvelle loi complètement disproportionnée. Mais il s’est quand même permis de punir le militant du groupe anarchiste Rouvikonas pour « incitation à la révolte » (loi 184).

Tarif : 6 mois de prison avec sursis. Autrement dit, le voilà maintenant sous la menace d’être jeté en prison si, à nouveau, il rêve à haute voix de ce que nous espérons tous.

À sa sortie du tribunal, Giorgos a évoqué la « criminalisation de la parole des opposants politiques » et son « refus de se soumettre » à cette censure, sous la menace d’une peine de prison ferme à l’avenir.

La défense fait appel. À suivre dans quelques mois.

Yannis Youlountas

* http://blogyy.net/…/solidarite-internationale-avec…/

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À découvrir sur le même sujet : le message émouvant de Giorgos Kalaïtzidis au rassemblement des Glières, il y a deux semaines. Une lettre qui explique les racines de son engagement au sein de Rouvikonas.
http://blogyy.net/…/le-message-de-giorgos-kalaitzidis…/