Traduction d’un journal grec à propos de l’attaque nazie contre Yannis

Nikos m’a proposé de vous transmettre cet article (traduit par ses soins), paru dans le principal journal grec indépendant, qui explique bien le contexte de l’attaque nazie contre Yannis au Pirée. Amicalement. Maud

« L’intense action antifasciste de l’espace social libre Favela au Pirée continue de gêner les groupes nazis du secteur. Cette fois, ils ont attaqué l’écrivain, poète et réalisateur franco-grec Yannis Youlountas, qui est présent de façon importante dans les luttes sociales en Grèce et en France.

(…) Après s’être rendu au petit port, parmi une foule de personnes, Yannis Youlountas a continué à marcher un peu plus loin. Malheureusement, il ne s’est rendu compte que trop tard qu’il était suivi par quatre individus. Il a violemment été attaqué par les trois premiers, tandis que le quatrième surveillait la seule issue possible. L’agression a duré plusieurs minutes, sous un déluge de coups. Yannis Youlountas a été secouru et transféré à l’hôpital avec des blessures à la tête et au corps.

Encore une fois, cette embuscade est typique des attaques nazies qui, depuis la fermeture du local d’Aube Dorée dans le quartier de Nikaia à la suite du meurtre de Pavlos Fyssas, se sont déplacées dans cette zone du Pirée : c’était la nuit, c’était prévu, les auteurs ont frappé par surprise et ils sont ensuite partis tous ensemble. La victime, cette fois encore, a été prise pour cible en raison de son identité antifasciste bien connue.

(…) Le 25 février 2018, à l’intérieur même de Favela, un commando d’Aube Dorée avait blessé 4 personnes, dont Eleftheria Tobatzoglou, l’avocate de la famille de Pavlos Fyssas, en criant aux agressés : « vous allez mourir, nous allons vous brûler ! »

« La seule chose que nous ayons à craindre est la peur elle-même », a écrit par la suite Yannis Youlountas, annonçant publiquement qu’il était déterminé à continuer à se battre contre les néo-nazis. De son côté, Favela a écrit dans un communiqué : «Jamais nous n’avons eu peur ni songé à fuir devant les agressions, jamais nous n’avons reculé devant le serpent, au contraire, nous sommes résolus à le piétiner. »

Giota Tessi
Efsyn / Le journal des rédacteurs
(seul grand journal indépendant en Grèce)

https://www.efsyn.gr/ellada/koinonia/200075_fasistiki-epithesi-me-stoho-ti-fabela