Exarcheia la rude, Exarcheia la douce

Achille 8 ans, Jumong 1 an et Marveh 9 ans.
Enfants d’Afghanistan, de France, de Grèce ? Non, enfants de la Terre.
Notre Terre commune que nous parviendrons un jour à libérer.

Des nouvelles d’Athènes, le temps d’une pause au creux du quartier de l’amour et de la révolution.

EXARCHEIA LA RUDE, EXARCHEIA LA DOUCE

Le plus bel anniversaire de mon fils Achille, le plus inoubliable à ce jour, le plus émouvant de sa courte existence, a eu lieu hier après-midi dans l’un des squats historiques de la capitale grecque, aux côtés de deux enfants afghans : Jumong et Marveh.

Loin du pouvoir tortionnaire et de sa police criminelle, à l’abri dans le puissant quartier libertaire d’Athènes, les trois enfants venus d’ailleurs ont vécu, au milieu d’une vingtaine d’autres, quelques heures d’un intense bonheur.

Merci au squat Notara 26, ses résidents et ses solidaires pour leur invitation qui nous a profondément touchés. Merci à Mimi pour l’énorme gâteau d’anniversaire triple, à Natalia pour les jus de fruits et le tee-shirt surprise de l’Asteras Exarcheion, à Daouda alias Tango et à Siavash alias David qui sont comme des grands frères pour Achille, à Ioulietta, à Marietta, au camarade-clown Alexandros et tant d’autres, sans oublier mes compagnons du dernier convoi solidaire dont le souvenir formidable marque encore les murs et les esprits.

Une pensée particulière pour Bibi, la maman afghane du petit Jumong, qui a choisi le jour du premier anniversaire de son fils pour ôter d’elle-même, sans contrainte et avec le sourire, son voile, avant d’être félicitée et embrassée par Mimi, puis par Maud.

Au Notara comme ailleurs à Exarcheia, le temps travaille pour nous : demain commence aujourd’hui.

Pas d’amour sans révolution, par de révolution sans amour.

Yannis Youlountas

 

La joie au bout du long voyage

 

Premier anniversaire pour Jumong

 

Le plus inoubliable des anniversaires d’Achille (prononcer Akiléas) au cœur du quartier qu’il aime « le plus au monde »

 

Achille, fan de Daouda Tango et de l’Asteras Exarcheion, seul club athénien sans président ni culte de la compétition

 

De très belles casquettes

Alex à la pointe de la mode.

 

Le temps passe, les enfants sauvés des eaux grandissent, grandissent…

 

Bébés no border.

 

Lefteris (le fils de Marietta et Yannis) a trouvé une copine.

 

Formidable Siavash alias David, remarquable discobole et manifestant persévérant contre la dictature iranienne.

 

Dernier carton du convoi solidaire de mars-avril.

 

Gâteau no border.

 

Alexandros : à la fois compagnon de lutte et formidable animateur-clown ! Grand merci !

 

A moins de trois kilomètres, les néo-nazis rôdent et les flics raflent, mais ici, on joue et on rit protégés par les camarades solidaires et les vigies du quartier le plus antifasciste d’Athènes.

 

Top départ.

Ioulietta hésite à jouer.

Marietta fait participer Lefteris…
(prénom qui veut dire libre)

Les autres membres du convoi solidaire de mars-avril semblent encore veiller sur les lieux

 

Marietta photographe…

 

… et Maud bien sûr.