Catégorie : Réflexions

Fais dodo, Colas mon p’tit camarade

Ça y est ! C’est décidé ! Enfin ! Préparez-vous, sortez vos banderoles, vos pancartes, vos sifflets, vos cornes de brumes, vos slogans, vos sprays, vos masques, lunettes de natation, mallox, citrons, tracts et tutti quanti ! On lâche rien ! Ça bouge ! La prochaine journée d’action contre la loi Travaille vient enfin d’être fixée par l’intersyndicale nationale ! Super ! Chouette ! Merci ! FAIS DODO, COLAS MON P’TIT CAMARADE Euh ! Non, pas dimanche, on a foot. Pas mardi non plus, on a Tour. Non, pas jeudi, on a feu d’artifice. Non, pas la semaine prochaine, on...

Se moquer du foot, du mépris de classe ?

Ne laissons pas inverser les rôles, démontons ce piège grotesque : NON, IRONISER SUR LA DIVERSION FOOTBALLISTIQUE, CE N’EST PAS EXPRIMER DU MÉPRIS DE CLASSE Contrairement à ce que certain-e-s affirment en nous accusant et parfois même en nous insultant, c’est justement la lutte des classes que nous refusons de délaisser en rejetant l’union nationale illusoire derrière quelques millionnaires. Par exemple hier, j’ai précisé dans ma publication ironique « Je suis fier d’être en finale »(1) que je me sens plus proche d’un compagnon de lutte portugais que d’un ennemi de classe français. Cela signifie que je refuse d’échanger classe contre nationalité,...

Je suis fier d’être en finale

Un grand merci. JE SUIS FIER D’ÊTRE EN FINALE Je ne savais pas que j’avais joué, mais on m’a dit que si, que c’est toute la France qui a joué et que je suis un peu Français et donc vainqueur moi aussi. Ah ben dis donc. C’est trop du bonheur ! Dommage que je n’ai plus la télé depuis des plombes, car il parait que c’était un beau match sur un beau gazon avec un beau ballon et de beaux buts. Je remercie de tout mon cœur les sportifs millionnaires qui m’ont brillamment représenté dans cet événement continental. Je les...

En censurant la chanson de Craonne, le pouvoir rappelle qu’il est criminel

Une preuve de plus que les gens qui nous gouvernent sont les descendants directs des bourreaux de la Commune de Paris et des bouchers de Verdun. EN CENSURANT LA CHANSON DE CRAONNE, LE POUVOIR RAPPELLE QU’IL EST CRIMINEL N’en doutons pas une seconde, à la lumière de l’Histoire et de décisions arrogantes comme celle-là : nos dirigeants sont prêts à tout pour préserver leurs intérêts, même à nous prendre la vie. D’autant plus qu’ils la volent déjà : chair à patrons, chair à canons. Jusqu’au jour où, toujours plus nombreux, nous aurons décidé de les chasser, de les exproprier et...

Contre la mise en cage du droit de manifester

Contre la mise en cage du droit de manifester… AUJOURD’HUI, N’ENTREZ PAS DANS LA CAGE, DÉSOBÉISSEZ, MANIFESTEZ AUX ABORDS ET AUTREMENT, SOYEZ IMPRÉVISIBLES, SEMEZ LA ZIZANIE Je ne suis pas un grand amateur des appels et des tribunes, encore moins dans un journal que je ne lis pas, mais, dans de telles circonstances, il est important et urgent de faire savoir notre très large refus de cette nouvelle dérive autoritaire : http://www.liberation.fr/debats/2016/06/27/contre-la-mise-en-cage-du-droit-de-manifester_1462336 Faites tourner, si vous partagez notre avis, en complétant avec vos propres mots, critiques ou propositions. La réflexion à ce sujet est cruciale, de même que la désobéissance...

L’autorité du nombre

Un jour, nous cesserons de considérer comme un aboutissement un système politique dans lequel une majorité exerce un rapport de domination sur une minorité, au prétexte de quelques pourcentages d’écart… L’AUTORITÉ DU NOMBRE La démocratie est la préhistoire de l’anarchie. La démocratie sous toutes ses formes, variantes et déclinaisons. C’est un balbutiement, un germe, un mythe. Mais on est encore loin du compte. La démocratie annonce un objectif d’égalité qu’elle est incapable d’atteindre. Depuis 2500 ans, elle ne parvient pas à lâcher la branche qui la sépare de la plaine où l’être humain se redressera politiquement pour vivre et penser...

Flics, patrons et gouvernants, vous allez regretter l’humiliation du 23 juin

Rdv mardi 28 juin à 14h pour les Franciliens*. En théorie pure : de Nation à place d’Italie. Mais, en réalité, il y aura des surprises, beaucoup de surprises… FLICS, PATRONS ET GOUVERNANTS, VOUS ALLEZ REGRETTER L’HUMILIATION DU 23 JUIN La plupart des éditocrates prophétisent déjà la fin du mouvement, au prétexte du refus de la plupart d’entre nous (90% à Paris) de participer à la parodie de manif du 23 juin et, par là même, de ratifier l’invention de la manif-prison. Ne croyez pas une seule seconde ce qu’ils vous racontent dans leurs pages nauséabondes et sur leurs plateaux...

Après Macron et le Maire, à qui le tour ?

Bon, Macron c’est fait (avec des œufs, le 6 juin à Montreuil). Bruno Le Maire, ça vient d’être fait aussi (avec du yaourt, hier soir à Bruxelles). APRÈS MACRON ET LE MAIRE, À QUI LE TOUR ? Le pouvoir repose sur du vent : des images et des gardiens. Le désacraliser, c’est faire la moitié du chemin vers l’émancipation sociale. Y.Y.

Révolution ou terrorisme ?

Un an ! Un an ferme requis contre Jann Marc ! L’acharnement continue. Ne nous y trompons pas : toutes celles et ceux qui désirent une révolution sont concernés par cette menace, de Tarnac à Nantes, de Rennes à Marseille, de Montreuil à Toulouse… RÉVOLUTION OU TERRORISME ? Tous, par-delà nos différences. Car non seulement les propos de Jann Marc ont été déformés sciemment par le pouvoir politique, médiatique et judiciaire, non seulement il s’en est très clairement expliqué en reconnaissant sincèrement qu’il s’était exprimé maladroitement et que son propos pouvait prêter à confusion, puis en proposant de lui-même une autre formulation...

Des « actions bisounours » à la « manif prison » : l’échec total de la « stratégie courtoise »

Bon, ben voilà, ça y est, on arrive au bout de trois mois d’une immense naïveté politique, au fond de l’impasse, tout au fond de l’impasse. Et maintenant ? On arrête de déconner ? On passe aux choses sérieuses ? DES « ACTIONS DE BISOUNOURS » À LA « MANIF PRISON » : L’ÉCHEC TOTAL DE LA « STRATÉGIE COURTOISE » Quand ils ont débarqué, ils étaient enthousiastes, gentils, plein d’allant, bien que parfois pénibles. Alors, on a été bienveillants, patients, silencieux, on les a laissé dire, faire et parfois même nous donner des leçons. On a écouté, observé, avalé notre salive devant certaines choses. On...