ΕΥΧΑΡΙΣΤΟYΜΕ ΕΝΤΓΚΑΡ
.
Je viens d’apprendre la mort d’Edgar Morin depuis la Grèce qu’il aimait tant. Bien sûr, nous n’étions pas toujours d’accord, et tant mieux ! Car justement, c’était ça, selon lui, faire œuvre d’humanité : « apprendre les uns des autres par-delà nos différences et faire société autrement », aux antipodes de la haine et des sectarismes qui gangrènent nos semblables. « L’humanité ne sera vraiment l’humanité que quand nous parviendrons à nous reconnaitre comme une seule et même famille, avec un avenir en commun ». Ce qu’il appelait aussi la « Terre-patrie ».
.
Je n’oublierai jamais ses encouragements dans les moments difficiles, sa préface à un de mes livres quand j’avais 29 ans, son soutien aux luttes en Grèce, sa qualité d’écoute extraordinaire, son refus de tous les totalitarismes.
.
L’ami Tancrède Ramonet vient de m’apprendre que l’éveil en politique d’Edgar Morin s’était fait au moment de la guerre d’Espagne, dans les réseaux anarchistes de la SIA (Solidarité Internationale Antifasciste). Je ne le savais pas, mais ça ne m’étonne pas, vu son admiration lointaine pour les actions des libertaires en Grèce, notamment la solidarité autogérée et la défense du bien commun.
.
Il faut dire aussi qu’Edgar était d’origine grecque. Ses parents venaient tous deux de Thessalonique. Peut-être est-ce une autre raison de son soutien aux résistants humanistes de l’autre bout de l’Europe.
.
Merci Edgar, ευχαριστούμε Έντγκαρ.
.












