Solidarité internationale avec Giorgos Kalaïtzidis qui risque la prison ce mardi

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★ SOLIDARITÉ INTERNATIONALE AVEC GIORGOS KALAÏTZIDIS DU GROUPE ROUVIKONAS QUI RISQUE LA PRISON CE MARDI
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Demain mardi 28 mai à Athènes, Giorgos Kalaïtzidis du groupe Rouvikonas risque la prison ferme à nouveau. Les représentants de l’État vont tenter de faire appliquer le nouvel article de loi (187A alinéa 6 du code pénal) qui permet de criminaliser le mouvement social, même pour de simples paroles, par exemple des écrits sur les réseaux sociaux qui inciteraient soit-disant à la révolte. Le but de cette nouvelle loi est, d’une part, d’intimider celles et ceux qui appellent à lutter et, d’autre part, de neutraliser n’importe quel groupe de trois personnes ou plus qui dérange les agissements du pouvoir politique et économique.
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Ces temps-ci en Grèce, on évoque une dérive vers l’époque pas si lointaine de la dictature des Colonels. « La junte ne s’est pas terminée en 1973 » répète un slogan. Avec Kyriakos Mitsotakis aux manettes et ses ministres transfuges de l’extrême-droite, les droits humains fondamentaux sont actuellement menacés en Grèce, à commencer par celui de s’opposer aux injustices quotidiennes subies par la base sociale.
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Cette criminalisation du mouvement social est également organisée dans la forme de l’arrestation de Giorgos la semaine passée : intervention spectaculaire de la section antiterroriste, déploiement d’armes automatiques par les hommes cagoulés devant les photos des journalistes, gilet pare-balles imposé au militant lui-même sur le trajet jusqu’aux bureaux de la police spéciale, mauvais traitements en garde à vue (pas d’eau à boire ni le droit d’aller aux toilettes pendant des heures). Aucun des responsables du terrible accident de train qui a causé la mort de dizaines d’étudiants n’a été arrêté de la sorte, ni aucun des politiciens corrompus, bien sûr.
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Ce mardi à 10h, un grand rassemblement de soutien aura lieu devant les tribunaux d’Elvepidon, au niveau du bâtiment 2. À l’intérieur, de nombreux témoins de la défense interviendront, dans une grande diversité du mouvement social en solidarité avec Giorgos et Rouvikonas. Des messages de soutien arrivent de partout, notamment de France et d’Italie, ainsi que des photos de banderoles déployées en attendant le procès. Même l’union des marins de la marine marchande en Grèce a envoyé une lettre de soutien demandant la libération immédiate de Giorgos. L’un des principaux journaux de la gauche grecque (EFSYN, le journal des rédacteurs) a choisi un titre cinglant : « Tout acte contestant l’autorité est désormais poursuivi comme terroriste. »
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Pas question de laisser faire. Pas question de laisser le pouvoir durcir son attitude à l’égard de celles et ceux qui lui résistent. Liberté d’expression pour Giorgos et pour tout le mouvement social, en Grèce comme ailleurs.
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Yannis Youlountas
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« Arrêt immédiat des poursuites contre le camarade Giorgos Kalaïtzidis. Tribunaux d’Evelpidon, bâtiment 2, mardi 28 mai à partir de 10h. Ne touchez pas à nos compagnons de lutte ! Pas de criminalisation du débat politique et de la liberté d’expression ! »

Aujourd’hui, à la veille du procès, des rassemblements de soutien sont organisés dans plusieurs villes de Grèce. Par exemple à Thessalonique, ce soir à 19h (au croisement des rues Tsimiski et Gournari).