Les pieds à Albi, la tête à Athènes

LES PIEDS À ALBI, LA TÊTE À ATHÈNES

Cet après-midi, nous étions 12000 à Albi. Du jamais vu depuis 1995. L’avant de la manif a longuement salué l’arrière sur les ponts du Tarn, comme c’est le cas quand on parvient à dépasser les 10000 participant.es. La foule est déterminée à continuer la lutte dans les jours à venir. Ce fut aussi une grande joie de revoir plein de visages amis.

Ce soir, à Athènes, la manif pour la défense des squats est tendue, mais ce n’est rien comparé à ce qui va se passer demain, pour la manif contre les violences policières. Beaucoup d’autres manifestations et rassemblements se sont déroulés dans d’autres villes de Grèce aujourd’hui. Pour en savoir plus :
http://blogyy.net/2019/12/04/le-bras-de-fer-a-exarcheia-setend-a-toute-la-grece/

En France comme en Grèce, ça fait plaisir de voir le vent de la révolte se lever. Par contre, il ne faudra pas se contenter d’un agenda trop espacé dicté par des directions syndicales, mais pousser partout pour que la « base sociale » (expression qu’on utilise en Grèce) prenne sa lutte en mains et impose son rythme plus intense dans un vaste éventail de façons d’agir.

Une grève n’a de poids que quand elle parvient à bloquer l’économie. Pour qu’il y ait rapport de force, il faut rappeler au pouvoir qu’il n’est rien et que tout ce qui existe, c’est nous qui l’avons construit, fabriqué, réparé.

Pour qu’il y ait rapport de force, il faut rappeler au pouvoir que nous n’avons pas besoin de lui.

Yannis Youlountas

(en français)

 

(en grec)