Solidarité avec nos sœurs et frères iraniens

SOLIDARITÉ AVEC NOS SŒURS ET NOS FRÈRES IRANIENS
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Dans ce pays du Moyen-Orient comme ailleurs dans le monde, avec une amplitude certes différente selon les zones géographiques, le pouvoir est partout un voleur de vies.
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D’abord parce qu’il nous prive du droit de choisir nos vies, tant individuellement qu´ensemble pour ce qui concerne le collectif. Il est un simulacre, une imposture, une usurpation. Il ne représente en réalité que lui-même et ceux dont il sert les intérêts.
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Ensuite, parce qu’il maintient les profondes inégalités sociales qui ravagent la vie des plus pauvres. Une pauvreté qui tue, partout, tout le temps, dans la rue, dans des appartements glacés, devant des frigos vides, au travail et souvent avant l‘âge de la retraite.
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Enfin, parce qu’il se transforme en fascisme et va jusqu’à tuer dès que nous nous révoltons. La société autoritaire porte en elle le fascisme. C’est même son véritable visage sous le masque des sourires carnassiers sitôt que ses proies tentent de ses libérer.
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En Iran comme ailleurs, ni dieu ni maitre. Prenons nos vies en mains. Organisons-nous de façon horizontale, dans l’entraide et l’autogestion. Refondons l’éducation, non plus basée sur la compétition mais sur la coopération. Multiplions les assemblées. Repensons la production.
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Il n’y a de démocratie que directe. Il n’y a de société vraiment humaniste que dans l‘entraide et le partage des richesses. Il n’y a de paix possible sur terre qu’en empêchant les tyrans et leurs valets de saccager ce moment unique, furtif et sublime qu’est la vie.
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Nous sommes encore dans la préhistoire politique de l’humanité. Oui, bien sûr, en Iran et dans d’autres pays, c’est pire qu’ailleurs. Mais nous sommes toutes et tous concernés, partout. Car tant que nous ne nous libérerons pas vraiment, totalement et définitivement du fléau qu’est le pouvoir, nous serons condamnés à revivre un jour ou l’autre les cycles les plus terribles de son état inquiet et répressif.
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Yannis Youlountas