Une pensée pour l’infatigable Mimi

À l’heure de retourner monter la garde avec mes compagnons de lutte, une pensée pour l’infatigable Mimi.
Bonne nuit.

Certains restent, d’autres partent,
Les humains comme les paquets,
Les livres comme les jouets.

Certains restent, d’autres partent,
Laissant quelques pièces vides,
Et nos joues parfois humides.

Certains restent, d’autres partent,
Sans trop savoir où aller,
À l’heure de nous embrasser.

Certains restent, d’autres partent,
Notara perd ses enfants,
Un par un dans le néant.

Certains restent, d’autres partent,
Avant l’aube policière,
Devant l’antre familière.

Certains restent, d’autres partent,
Car la nuit des solidaires
Est peut-être la dernière.

Certains partent, d’autres arrivent,
Pour que Notara survive,
Dans son quartier sans frontières.