Quoiqu’il arrive, rendez-vous dans la rue

En Grèce, on évoque un score très serré : « Les 4 candidats de tête sont dans un mouchoir de poche, ce sera très serré, le résultat certain ne sera probablement pas connu à l’heure habituelle, mais beaucoup plus tard. »

QUOIQU’IL ARRIVE, RENDEZ-VOUS DANS LA RUE

En Belgique, les médias qui, pour la plupart, n’ont jamais cessé de rouler pour Macron balancent actuellement leur ultime manipulation à destination des Français qui essaient de se renseigner. Si vous vouliez poussez les gens à voter Macron, que feriez vous ? Vous annonceriez :
– un FN très haut ;
– Fillon juste devant Macron ;
– Mélenchon très bas.
C’est exactement ce que fait la Libre Belgique, qui n’en est pas à son coup d’essai dans ce genre de manipulation, en évoquant un sondage secret qui aurait été commandé par un candidat inconnu à un institut non dévoilé (pfff). Et ça marche, malheureusement : des gens partagent cette intox en s’inquiétant d’un second tour Le Pen-Fillon et en croyant que Macron est le seul recours.

En France, Libération utilise pareillement cette ficelle grossière à la une de son numéro du week-end, avec un duel Fillon-Le Pen en épouvantail de façon à faire voter Macron. Encore la peur. Toujours la peur. Ressort principal de ceux qui détiennent le pouvoir.

En réalité, on l’a déjà dit : personne ne pourra prétendre détenir une information vraiment sérieuse avant ce soir. Il est également probable que les sondages les plus rigoureux se soient complètement trompés pour diverses raisons, parmi lesquelles la difficulté à évaluer les abstentionnistes habituels qui auront choisi d’intervenir exceptionnellement non pas pour exprimer une opinion, mais pour saisir l’opportunité de révoquer tous les anciens pouvoirs.

Nous verrons bien. Quoiqu’il arrive, rendez-vous dans la rue.

Y.Y.