Cristina et Ajla à l’abri

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Vous aviez été nombreux-ses à vous mobiliser, il y a un mois. Un grand merci.

CRISTINA ET AJLA À L’ABRI

Un mois après la brutale expulsion du collectif du Sherby (une occupation solidaire dans la campagne girondine), elles n’ont pas encore de papiers, mais elles ont enfin un toit. Originaires d’Albanie, Cristina et sa petite Ajla (3 ans) commence à aménager dans un logement.

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Si vous êtes aux alentours de Bordeaux, la liste de ce qui leur manque est là :
https://www.facebook.com/collectifdesoutienausherby/photos/a.1104659062950766.1073741829.1101997829883556/1141081892641816

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Et si vous ne l’aviez pas signé le mois dernier, la pétition est là :
https://www.change.org/p/m-le-préfet-de-la-gironde-des-papiers-pour-cristina-et-sa-fille

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D’autre part, le collectif cherche un autre logement, ou un coin de logement, pour un autre de ses membres : Johnny, qui a 60 ans et 28 ans de rue (contacter le collectif du Sherby sur sa page).

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En attendant, peut-être, un jour, une autre occupation, sur cette Terre qui n’est, en réalité, la propriété de personne.

Y.Y.

« Ce n’est pas l’amour de mon voisin — que souvent je ne connais pas du tout — qui me pousse à saisir un seau d’eau et à m’élancer vers sa demeure en flammes ; c’est un sentiment bien plus large, quoique plus vague : un instinct de solidarité et de sociabilité humaine. Il en est de même pour les animaux. Ce n’est pas l’amour, ni même la sympathie qui pousse une troupe de ruminants ou de chevaux à former un cercle pour résister à une attaque de loups ; ni l’amour qui pousse les loups à se mettre en bande pour chasser ; ni l’amour qui pousse les petits chats ou les agneaux à jouer ensemble, ou une douzaine d’espèces de jeunes oiseaux à vivre ensemble en automne ; et ce n’est ni l’amour, ni la sympathie personnelle qui pousse des milliers de chevreuils, disséminés sur un territoire aussi grand que la France, à constituer des ensembles de troupeaux, marchant tous vers le même endroit afin de traverser une rivière en un point donné. C’est un sentiment infiniment plus large que l’amour ou la sympathie personnelle, un instinct qui s’est peu à peu développé parmi les animaux et les hommes au cours d’une évolution extrêmement lente, et qui a appris aux animaux comme aux hommes la force qu’ils pouvaient trouver dans la pratique de l’entr’aide et du soutien mutuel, ainsi que les plaisirs que pouvait leur donner la vie sociale. »
Pierre Alexeiévitch KROPOTKINE
« L’Entraide, un facteur de l’évolution », 1902