Résistance ou collaboration : un an après, il est temps de prendre acte

Au lendemain du triste anniversaire du OXI odieusement trahi, j’ai décidé de ne plus garder parmi mes contacts toutes celles et ceux qui soutiennent encore la politique de collaboration de Tsipras, qui relayent sa propagande et qui dénigrent diversement, ici ou là, mes amis résistants*.

RÉSISTANCE OU COLLABORATION : UN AN APRÈS, IL EST TEMPS DE PRENDRE ACTE

Parmi la dizaine de personnes dont je prends congé, j’adresse un message particulier à Anastassia Politi, responsable de Syriza France, dont les qualités artistiques ne peuvent faire oublier mon dégoût pour son choix politique.

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Soutenir encore Tsipras en relayant ses larmes de crocodile devant un faux comité central de Syriza totalement vidé de sa substance, de son programme et de ses meilleurs éléments, c’est participer à une mascarade grotesque et mensongère.

En lieu et place de ce genre de propagande, il serait plus judicieux, par exemple, de lire et de faire lire les derniers tweets de Tsipras :
– « Junker est un grand ami de la Grèce » (21 juin) ;

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– « la commission européenne a joué un rôle indispensable pour la promotion des droits humains et des valeurs démocratiques en Europe et dans le monde » (30 mai) ;

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– etc. etc. etc.

Car le voyage en Grèce par temps de crise continue, de pire en pire, dans la misère et le désespoir, la souffrance et la mort, suite à la trahison et à la collaboration du parjure Tsipras qui a mis KO des millions de personnes pleines d’espoir, dans un geste d’une autorité et d’une violence inouïe.

Quelques temps plus tard, notre ami Pavlos Fyssas est mort une deuxième fois, avec la libération sans jugement de son assassin nazi, par les mêmes qui essaient aujourd’hui d’instrumentaliser sa dépouille, bien que Pavlos se moquait déjà de son vivant du vrai Syriza qui, pourtant, à l’époque, ne se résumait pas encore à un parterre d’opportunistes et de vendus. Qu’aurait-il chanté aujourd’hui, lui qui ne mâchait pas ses mots en visant ouvertement les baudruches ?

Non, je ne fais pas dans la démagogie ni dans les convenances. Je ferais un très mauvais diplomate. Je dis simplement et franchement les choses quand le cirque n’a que trop duré : halte aux mensonges et à ceux qui les propagent. Non à la collaboration et à ceux qui la soutiennent.

Yannis Youlountas

* Parmi mes amis résistants injustement dénigrés par certaines des personnes dont je prends congé : Kouvélakis, Toussaint, Angelopoulos, Alexakis, Goulas, Kaimakis, Nath, Haller, Ellada, Corbel ou Karabelias, entre autres, parfois au prétexte qu’ils n’habitent pas en Grèce (ou pas à plein temps) mais en France ou à Londres, ou parce qu’ils ne sont pas nés en Grèce (!) ou parce qu’un seul de leurs parents est grec ou aucun, etc. Je n’admets pas ces mesquineries ethnocentrées à l’égard de mes compagnons de luttes, par-delà nos différences de sensibilités politiques ou de façons de résister.

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