Ce week-end, j’aurai plaisir à retrouver le grand Costa Gavras à la Rencontre du Cinéma de Pézenas, cette année consacrée au cinéma grec.
Un homme qui a marqué de son empreinte le cinéma engagé. Un auteur indépendant, incorruptible, impossible à enfermer dans une case ou sous une étiquette, au grand dam des sectaires de tous poils.
Un humaniste qui a démasqué les agissements du pouvoir partout où il menaçait les droits humains. Sans relâche et tous azimuts.
Un amoureux du cinéma et un protecteur de sa mémoire à la Cinémathèque française.
Un cinéaste engagé que j’estime beaucoup, dont j’ai vu tous les films dans ma jeunesse et qui m’a inspiré, il y a 15 ans, quand il a fallu passer du texte à l’image pour témoigner de nos luttes en Grèce, avec nos tous petits moyens financiers et techniques, notre persévérance et notre vocation solidaire.
L’année passée, lors de la remise d’un prix à Paris, Costa Gavras a exprimé son inquiétude au sujet de la dérive fasciste en France. Il a évoqué l’attaque au couteau durant une projection de son film Z par un groupe fasciste en plein Paris, quelques jours auparavant. Un militant de la CGT avait été poignardé.
Avec gravité, Costa Gavras a alerté le public devant les caméras : « un groupe cagoulé s’est attaqué à un film qui parlait de la dictature et des injustices (…) La France peut-elle accepter de tels actes qui semblent se préparer ? »
Le discours de Costa sur la montée du fascisme en France :
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L’attaque fasciste au couteau contre un film humaniste :