Bon, j’ai quelque chose de gênant à vous dire :
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Depuis pas mal de temps, des membres des convois successifs, de collectifs en Grèce et de l’équipe filmique me répètent que je ne suis pas cohérent :
— Yannis, depuis des années, tu a souvent hésité à quitter Facebook, à cause des publications supprimées et de l’algorithme qui est de pire en pire, mais finalement tu restes « au moins pour les films et les luttes » [et pour garder le contact avec des amis lointains]. Sauf que Facebook, aujourd’hui, ce n’est plus que des gens de ton âge [merci, c’est sympa], les jeunes sont sur Instagram !
— Oui, Yannis, c’est dommage pour les films et les luttes : si tu es ici, tu dois être aussi là-bas ! De toutes façons, c’est le même ogre, la même soupe, ça ne change rien.
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Au bout de plusieurs années, alors que nous sortons un nouveau film, toujours volontairement à l’écart des médias dominants, j’ai craqué… j’ai cédé !
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Bref, Maud, Nathalie et Cyril m’ont créé un compte Instagram (et ce sont surtout eux qui vont s’en servir).
Je suppose que certains et certaines d’entre vous sont aussi sur ce truc qui s’appelle Instagram. Dans ce cas, merci d’aller voir quand vous aurez le temps et de partager la bande-annonce du film que nous avons publiée là-bas dans le but d’informer la génération d’en dessous.
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Alors que je songeais à quitter le seul réseau dit « social » dont j’étais membre, me voilà finalement affublé d’un deuxième, tout ça pour la bonne cause : Aaargh !
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Bon allez, c’est pas grave : il y a le réseau lui-même et il y a vous. Et, grâce à mes voyages pour les films ou le boulot, je connais beaucoup d’entre vous dans la vraie vie. Et la plupart des autres sont sans doute des gens bien que j’aurai plaisir à croiser un jour.
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