Le Pen au pouvoir ? Rien n’est écrit, tout est possible !

LE PEN AU POUVOIR ? RIEN N’EST ÉCRIT, TOUT EST POSSIBLE : LA PREUVE ENCORE CETTE NUIT !

Cette nuit au Brésil, alors que l’extrême-droite était ultra-favorite selon tous les sondages et dans les nombreux médias des milliardaires, le renversement a été total, au point que le fils Bolsonaro n’arrive toujours pas à le croire, hurle au complot et demande l’annulation du scrutin. Des millions d’abstentionnistes brésiliens ont finalement choisi d’intervenir et c’est eux qui ont eu le dernier mot.

Non, ils ne sont pas satisfaits de Lula, après 24 ans d’usure du pouvoir, de hauts et de bas, de progrès et de déceptions. Bien sûr, ils auraient souhaité autre chose. Mais ils ont pesé le pour et le contre, ils ont réfléchi sans dogme ni tabou, et ils ont changé l’avenir pour la forêt amazonienne, pour les minorités en danger, pour les droits sociaux et pour bien d’autres conséquences encore.

Il y a deux ans en France, en convoquant des Législatives juste après le triomphe de Bardella aux Européennes, Macron ne s’attendait pas du tout à une vague surprise au second tour qui a fait déjouer son plan sinistre : prendre Bardella comme premier ministre. Même si le Nouveau Front Populaire n’a pas été appelé à gouverner par le président, les abstentionnistes qui sont intervenus en masse ont montré qu’une force invisible existe, bien plus nombreuse qu’on le croit, totalement insondable et entièrement sous les radars.

Il y a trois ans, aux municipales en Grèce, le maire sortant Kostas Bakoyannis, neveu du premier ministre Mitsotakis, dénoncé pour ses décisions violentes et autoritaires par la Ligue grecque des Droits de l’Homme et ennemi juré du mouvement social, a lui aussi subi une défaite surprenante : grand vainqueur du premier tour des municipales avec 41%, et malgré 27% d’avance sur son principal opposant de gauche (qui n’avait obtenu que 14%), il a finalement été battu par 44% contre 56% au second tour (oui, vous avez bien lu) et viré illico presto de la mairie d’Athènes.

D’autres exemples de renversements surprises existent, en tous temps, en tous lieux. Le pouvoir ne contrôle pas tout. Les médias des milliardaires ne parviennent pas à empoisonner et manipuler tout le monde. Et surtout, il est tellement agréable de faire mentir les sondages, faire rager les éditocrates et gâcher le champagne débouché trop tôt par ceux qui croient pouvoir tout nous imposer.